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Marseille, aux mille visages

Photo du rédacteur: catherine beroud
catherine beroud
14 avr.
3 min de lecture

Endoume, La Valentine, Roucas Blanc, Belle de Mai, Saint Barnabé, le Panier, Mazargues, Sainte Anne, Les Goudes, et j'en oublie sûrement, autant de noms qui composent Marseille.

Le Vieux-Port en est la colonne vertébrale, vibrant quotidiennement et s'adaptant aux caprices de la mer Méditerranée et du Mistral.

Le mistral, parlons en, 3, 6 ou 9 jours, et c'est parti pour vous faire voir la vie en accéléré, tellement cela peut souffler et... au pire vous renverser !


Vue panoramique de Marseille avec le Vieux-Port et le fort Saint-Jean

Marseille n'est pas née d'un seul bloc.

A l'origine, c'est une multitude de petits villages installés autour de la Méditerranée qui, au fil du temps, ont fini par former une seule et même ville. Du Vieux-Port aux collines de Notre Dame de la garde, de La Valentine à Mazargues, en passant par les ruelles du Vieux Panier, La Canebière ou les façades modernes de la cité radieuse - la maison du Fada - Marseille assemble ces morceaux d'histoire comme un patchwork vivant. Et c'est cela qui la rend si attractive, si originale et en fait tout son charme.

J'y ai vécu 4 ans, il y a 40 ans, et j'y suis retourné très souvent dans le cadre de mon travail, toujours avec grand plaisir, ayant à cœur d'y faire de nouvelles découvertes. Ici, la ville a grandi en absorbant ses quartiers, ses villages, ses ports et ses collines.

Contrairement à Lyon, où les communes voisines - Bron, Ecully et tant d'autres, existent chacune par elles-mêmes, Marseille s'étend comme une seule entité. A quelques mètres de Cassis, on est à Marseille. La ville semble ne jamais vouloir s'arrêter. Le Vieux-Port reste son cœur battant, depuis des siècles, bateaux de pêche, ferries et voiliers y dessinent un ballet permanent. La ville respire la mer : façades colorées, marchés, terrasses animées et accent chantant.



Plus haut, la Bonne Mère veille. Notre Dame de la Garde domine la ville et rappelle combien Marseille est tournée vers la mer. De la haut, le regard embrasse les iles du Frioul, le large et les quartiers qui s'étendent à perte de vue.

Dans les ruelles du Panier, le plus ancien quartier de la ville, l'histoire affleure à chaque coin de rue, labyrinthe de façades pastel, d'escaliers, et de petites places où l'on devine les racines populaires de Marseille. Les artisans y sont bien installés.

et puis il y a la Marseille contemporaine. Si la cité radieuse de Le Corbusier - la fameuse maison du Fada, témoigne déjà de l'audace architecturale du XXème siècle, la ville continue de s'inventer. Les anciens docks ont retrouvé une nouvelle vie, avec commerces, bureaux et promenades. Le Mucem, posé entre mer et pierre, relie le fort Saint-Jean à la ville dans une architecture devenue emblématique.

Plus au sud, le stade vélodrome rappelle que Marseille vit aussi au rythme du foot et de la ferveur populaire.

Depuis toujours, Marseille est une ville de brassage. Les cultures se rencontrent et se mélangent, en forgeant son identité.

Dans l'assiette aussi, l'esprit est le même : assembler des ingrédients simples pour créer quelque chose de généreux et parfumé.

C'est exactement l'idée de ma recette de petits farcis, où légumes, herbes et farce se mêlent pour une préparation moelleuse et savoureuse.


Recette inspirée par cet Horizon




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