Paris, musées le jour, bistrots le soir

Quand la lyonnaise que je suis, est à Paris, elle prévoit toujours la visite d'un musée pour une expo particulière et le dîner le soir dans un bistrot ou une brasserie.
Le matin, les musées ouvrent leurs portes, les pas résonnent sur les parquets cirés, les regards s'attardent. Peintures et sculptures se côtoient : on observe, on se documente, on prend le temps de contempler des œuvres magnifiques. Paris a cette capacité de concentrer des siècles d'art en quelques stations de métro. On en ressort avec l'impression d'avoir traversé plusieurs époques en une seule journée.

Puis le soir arrive, la lumière décline, les façades s'illuminent, les conversations remplacent le silence des salles d'exposition.
Les terrasses se remplissent, les nappes se tendent et les verres s'entrechoquent.
La brasserie ou le bistrot devient une scène. On y débat autant qu'on y dine. On y refait le monde après avoir contemplé celui des artistes.
Le musée nourrit l'esprit, le bistrot prolonge la discussion.

la Bourse du commerce, Pinault collection 
Musée d'Orsay - statue 
exposition Giacometti - Paris 2018 
Tableau du musée d'Orsay 
Dans cette transition naturelle entre culture et convivialité, les classiques trouvent toute leur place. Une carte qui ne cherche pas l'effet mais la justesse.
Ce soir, j'ai choisi les poireaux vinaigrette ; une entrée de brasserie ou de bistrot simple par excellence. Un plat qui ouvre le diner sans l'écraser.
Celui qui annonce une suite plus généreuse. Car le diner ne se contente pas d'un plat unique, il déroule : entrée, plat, dessert.
Musée et bistrot ne s'opposent pas ; ils se répondent. Et au milieu, une assiette de poireaux vinaigrette qui rappelle que la simplicité,
à Paris, peut être une signature.
retrouver toute l'actualité de papilles et horizons sur Instagram et Facebook
Recette inspirée par cet Horizon




Commentaires