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Le Touquet-Paris-Plage

Photo du rédacteur: catherine beroud
catherine beroud
12 mars
1 min de lecture

Le Touquet-Paris-Plage en novembre n'a rien d'estival.

La plage est vaste, presque nue. Le ciel descend plus bas, et le vent impose sa présence. Ici, la côte d'Opale ne cherche pas à séduire.

Elle s'expose telle quelle est : brute, lumineuse, mobile.

Sur le sable humide, les chars à voile filent en silence, portés par les rafales. Le paysage semble simple, il ne l'est pas. Il change à chaque minute, selon la lumière et la marée.


plage du Touquet par grand vent et mer basse en novembre sur la côte d'Opale

Le Touquet est souvent associé à ses villas, à ses week-ends élégants, à ses terrasses animées. Mais hors saison, le décor se transforme. Il devient pus graphique, presque minimaliste.

Face à cette étendue, on comprend mieux le lien entre la mer et les terres du Pas-de-Calais.



Car derrière les dunes, loin de l'image balnéaire, s'étendent aussi des cultures. Le département est l'un des principaux bassin français de production d'endives, un légume d'hiver, cultivé dans l'obscurité, à l'abri de la lumière. Le contraste est frappant : d'un côté, la plage ouverte, le vent, l'espace. De l'autre, la terre, le travail patient, la saison froide. C'est ce dialogue entre terre et mer qui m'intéresse.

Un territoire ne se résume jamais à une seule image.

Le Touquet, c'est aussi un point d'ancrage sur une côte vivante, relié à un arrière-pays agricole discret mais essentiel.

Avant l'assiette, il y a le paysage.

Avant la recette, il y a le territoire.

Vendredi, je vous emmène des plages de la côte d'Opale aux endives braisées.


Recette inspirée par cet Horizon



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