Le Touquet-Paris-Plage

Le Touquet-Paris-Plage en novembre n'a rien d'estival.
La plage est vaste, presque nue. Le ciel descend plus bas, et le vent impose sa présence. Ici, la côte d'Opale ne cherche pas à séduire.
Elle s'expose telle quelle est : brute, lumineuse, mobile.
Sur le sable humide, les chars à voile filent en silence, portés par les rafales. Le paysage semble simple, il ne l'est pas. Il change à chaque minute, selon la lumière et la marée.

Le Touquet est souvent associé à ses villas, à ses week-ends élégants, à ses terrasses animées. Mais hors saison, le décor se transforme. Il devient pus graphique, presque minimaliste.
Face à cette étendue, on comprend mieux le lien entre la mer et les terres du Pas-de-Calais.
Car derrière les dunes, loin de l'image balnéaire, s'étendent aussi des cultures. Le département est l'un des principaux bassin français de production d'endives, un légume d'hiver, cultivé dans l'obscurité, à l'abri de la lumière. Le contraste est frappant : d'un côté, la plage ouverte, le vent, l'espace. De l'autre, la terre, le travail patient, la saison froide. C'est ce dialogue entre terre et mer qui m'intéresse.
Un territoire ne se résume jamais à une seule image.
Le Touquet, c'est aussi un point d'ancrage sur une côte vivante, relié à un arrière-pays agricole discret mais essentiel.
Avant l'assiette, il y a le paysage.
Avant la recette, il y a le territoire.
Vendredi, je vous emmène des plages de la côte d'Opale aux endives braisées.
Recette inspirée par cet Horizon







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