Essaouira : de Mogador au port de pêche et à l’huile d'argan

Dernière mise à jour : 23 oct.

Il y a des villes que l'on visite pour leurs monuments, Essaouira se découvre plutôt pour son atmosphère : les remparts battus par les vents, les barques bleues serrées dans le port, l'odeur des sardines grillées, et dès que l'on quitte la côte, les arganiers qui annoncent un autre Maroc.
Face à l’Atlantique, Essaouira mêle histoire, pêche et savoir-faire. Derrière ses façades blanches et bleues se cache l’ancienne Mogador, un port toujours en activité et, dans l'arrière pays, le territoire de l'arganier.
C’est au XVIIIe siècle que la ville prend son visage actuel. Le sultan Mohammed ben Abdallah souhaite créer un grand port commercial et confie une partie de sa conception à l’ingénieur français Théodore Cornut.
Longtemps connue en Europe sous le nom de Mogador, Essaouira devient un carrefour entre le Maroc, l’Europe et l’Afrique. Marchands musulmans, juifs et européens participent à cette prospérité. Ses remparts et sa médina témoignent encore de cette histoire. Depuis 2001, la médina est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
les barques bleues des pêcheurs du port d'Essaouira la Sqala du port d'Essaouira avec un canon la Médina à Essaouira Les sardiners du port d'Essaouira Poteries marocaines dans la Medina d'Essaouira
Le port et la pêche
À quelques pas de la médina, le port reste un véritable lieu de travail : bateaux bleus, retour des pêcheurs, caisses de sardines, maquereaux, congres, dorades, soles ou crustacées sont débarquées sur les quais où les goélands sont en embuscade.
La sardine, emblématique de la pêche marocaine, y tient naturellement une place de choix. À Essaouira, le poisson passe presque directement du bateau à l’étal… puis au gril, parfois à quelques metres seulement du port où elle a été débarquée.
Aganier de la province d'Essaouira flacon d'huile d'Argan pour la cosmétique
Au pays de l’arganier
Autour d’Essaouira pousse un autre emblème du Maroc : l’arganier.
Ses fruits renferment des amandons dont est extrait la précieuse huile d’argan,
Après un long travail de séchage, dépulpage, concassage et broyage.
iI faut distinguer deux produits : l'huile d'argan alimentaire, torréfiée et particuièrement parfumée, au goût de noisettes, et l'huile cométique, issue d'amandons non torréfiés.
Ce savoir-faire traditionnel, très souvent perpétué au sein de coopératives féminines, est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Sur la photo, des flacons d'huile d'argan pour la cosmétique.
Mogador, les sardiniers et l’arganier : trois façons de raconter Essaouira, entre Atlantique et terre marocaine.
Recette inspirée par cet Horizon




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