D’Amsterdam à New York, l'histoire du cookie

Quel rapport entre les canaux d’Amsterdam, les rues de Manhattan et un cookie aux pépites de chocolat ? Plus qu’il n’y paraît.
Pour retrouver une partie de l’histoire de ce petit gâteau devenu emblématique des États-Unis, il faut d’abord traverser l’Atlantique… en partant des Pays-Bas.

Amsterdam, là où commence l’histoire
À Amsterdam, les canaux, les maisons étroites aux façades à pignons et les anciens entrepôts racontent encore le Siècle d’or néerlandais, lorsque les Provinces-Unies étaient au cœur du commerce maritime européen.
C’est également aux Pays-Bas que commence notre histoire de cookie.
Le mot cookie vient en effet du néerlandais koekje, diminutif de koek, qui signifie « gâteau ». Littéralement, un koekje est donc un
« petit gâteau ».
Mais comment ce mot néerlandais a-t-il traversé l’Atlantique pour entrer dans le vocabulaire américain ?
De l’autre côté de l’Atlantique
Au début du XVIIe siècle, les Néerlandais développent leurs activités commerciales en Amérique du Nord.
Statue de la Liberté avec Manhattan en arrière plan à New York Vue depuis l'Empire Stat building
En 1624 commence l’installation de la colonie de Nouvelle-Néerlande.
À la pointe sud de l’île de Manhattan se développe bientôt Nouvelle-Amsterdam, un comptoir commercial administré par la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales.
Difficile aujourd’hui, lorsque l’on regarde les gratte-ciel de Manhattan, d’imaginer la petite implantation néerlandaise qui occupait ces lieux il y a quatre siècles.
Les colons avaient apporté avec eux leur langue, mais également leurs habitudes culinaires. Les traditions de pains, de pâtisseries et de petits gâteaux néerlandais ont ainsi laissé leur empreinte dans cette partie de l’Amérique.
Le mot koekje en fait partie : c’est de lui que dérive le mot américain cookie.
Nouvelle-Amsterdam devient New York

L’histoire néerlandaise de Manhattan sera pourtant relativement courte.
En 1664, les Anglais prennent possession de la colonie et Nouvelle-Amsterdam devient New York.
Mais l’héritage néerlandais ne disparaît pas complètement. Il subsiste notamment dans certains noms new-yorkais. Bowery, par exemple, vient du néerlandais bouwerij, qui désignait une ferme.
Et le mot cookie s’installera durablement dans l’anglais américain.
Le petit gâteau avait traversé l’Atlantique. Il lui restait encore à rencontrer le chocolat.
Le chocolat arrive dans l’histoire
Pour cela, il faut avancer de près de trois siècles et quitter New York pour le Massachusetts.
À Whitman, Ruth Graves Wakefield tient avec son mari le Toll House Inn. En 1938, elle publie dans son livre Toll House Tried and True Recipes une recette appelée Chocolate Crunch Cookie.
Cette recette, considérée par les historiens de l’alimentation comme la première recette publiée du cookie aux morceaux de chocolat, utilise du chocolat semi-amer découpé en petits morceaux.
Le chocolate chip cookie tel que nous le connaissons aujourd’hui venait de faire son apparition.
D’Amsterdam à New York, un petit gâteau voyageur
Le cookie aux pépites de chocolat n’est donc vraiment né ni à Amsterdam ni à New York : son histoire moderne nous conduit dans le Massachusetts.
Mais son nom raconte un voyage beaucoup plus ancien.
Du koekje néerlandais aux colons de Nouvelle-Néerlande, de Nouvelle-Amsterdam à New York, puis du petit gâteau au chocolate chip cookie, le cookie a traversé les siècles et l’Atlantique.
Une histoire qui relie aujourd’hui deux villes que tout semble séparer : Amsterdam et New York.
Et qui donne forcément envie de poursuivre le voyage côté Papilles… avec une fournée de cookies.
Recette inspirée par cet Horizon




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