Normandie, là où tout revient

Dernière mise à jour : 30 avr.
Traverser la Normandie, c'est ne jamais vraiment la quitter !

Il y a des endroits qui ne se racontent pas d'un seul regard.
Le pont de Normandie, presque irréel, tendue entre ciel et mer comme un lien fort entre une rive et l'autre de la Seine.
Honfleur, ses quais animés avec ses nombreuses galeries d'art,
ses façades serrées, ses silhouettes qui se croisent au bord de l'eau.
Deauville et ses lignes élégantes, ses lumières du soir, ses planches qui s'étirent à l'horizon.
Et puis ces cabines colorées, alignées sous un ciel parfois menaçant, au Havre, comme un décor posé là depuis toujours.

le port de Honfleur 
Maison normande à Deauville 

L
Ce sont des images, des impressions, des fragments.
Rien de spectaculaire, et pourtant quelque chose s'installe.
Une atmosphère.
Marcel Proust, dont la destination préférée était Cabourg, évoquait ces souvenirs qui surgissent sans prévenir, à partir de presque rien. Un goût, une odeur, une sensation.
La Normandie ne cherche pas à séduire. Elle s'apprivoise lentement, entre ciel changeant et lumière douce.
Et puis il y a la madeleine.
Pas tout à fait celle de Marcel Proust, pas trempée dans du thé, pas fidèle à la tradition, quoique ...
Une madeleine au citron et romarin, le citron pour la fraicheur, presque vive comme en Normandie, et le romarin, pour une note inattendue, plus méditerranéenne que normande, un contraste, justement.
Comme si le souvenir ne se copiait jamais vraiment. Comme s'il se transformait au fil du temps, des lieux, des envies.
la Normandie est là quelque part en arrière plan.
C'est ce que j'aime chez Papilles et Horizons, rapprocher des lieux et des saveurs, mais pas forcément celles auxquelles on s'attend le plus.
La Normandie est un peu ma madeleine de Proust, vous l'aurez compris.
Recette inspirée par cet Horizon




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